Une fois n’est pas coutume, moi qui suis si timide d’ordinaire, je me décide enfin à rejoindre mes collegues en publiant sur ce concentré de culture bloguesque, que dis-je? Ce chef d’oeuvre à la gloire de la culture francophone, si beau, si riche, que l’académie française hésite à faire de certains d’entre nous des immortels. Qui plus est, je vais même aller plus loin en vous dévoilant un peu plus de ma petite personne, ce qui nous amenera tranquillement vers une question existentielle : le stress, un mal nécessaire? Diantre, le mot est lancé, avec une pareille mise en bouche, le lecteur avisé sent déjà poindre le post philoso-pompeux à deux roubles. Bon, je rassure de suite : j’aime pas pomper les gens.
Bon, remontons un peu en arrière dans le temps. Nous sommes le 09/08/07, c’est-à-dire hier au moment où je publie ces lignes. Cela fait quelques jours que j’ai un de mes yeux qui saute. Pour ceux qui connaissent, il savent à quel point ce truc peut vite devenir aussi chiant qu’un séjour dans les prisons turques. Bon, je l’avais déjà eu, et je sais que c’est du à un manque de magnesium. Je me fais environ une cure de magnesium par an, ça mange pas de pain. Mon corps, habitué à sa substance dopante, me montrait visiblement des signes de son manque flagrant. C’est donc tout naturellement que je me dirigeais vers la pharmacie la plus proche, accompagné de Joël (« Hardcore, je vais en profiter pour aller me chercher un sandwich« , ndlr : en français dans le texte).
-Bonjour monsieur l’apothicaire! Que votre boutique est bien achalandée!
-Bonjour monsieur le client! Que puis-je bien faire pour vous délester de quelques euros?
-Et bien voilà mon oeil saute, et, au passage, je dois avouer que je suis un tantinet stressé, le boulot est assez pesant en ce moment sur mes frêles épaules.
Et là, ô douleur, ô surprise, d’un regard bovin, ce sympathique homme me sort : « vous êtes dans l’informatique? »
Ca se passe de commentaires! Visiblement, quand on est jardinier, équarrisseur ou boulanger, on n’a pas de stress ou quoi? Un agent sncf, je veux bien qu’il soit pas stressé, admettons (je vais me faire des amis moi!). Mais qu’on vienne pas me faire croire qu’il n’y a que dans l’informatique que l’on est stressés! Enfin, ceci est tout de même révelateur de cette plaie qui nous colle à la peau comme un chewin-gum à des semelles, cette horreur qui, visiblement, sera la prochaine pandémie du XXIème siècle : les informaticiens, ces génies mis sur terre pour la dominer, vont visiblement mourir, stressés, tendus comme des élastiques de slips. Quelle calamité pour l’humanité! Ces plus beaux rejetons vont mourir, abreuvés de boissons gazeuses, de junk-food et cardiaques à 35 ans (maman, papa, je vous aime!).
Bref, toute cette vision apocalyptico-apothicaire pour dire : le stress au travail, légende urbaine??
Bon je vais parler pour notre pomme. Effectivement, nous sommes stressés, mais je pense pas plus que dans nimporte quelle autre branche, et, surtout, c’est pas un stress permanent non plus. Bon, actuellement, nous y sommes un peu plus que d’habitude, vu qu’on est en train de boucler Zoé. Mais je suis ici depuis un bout de temps déjà, et bon, faut quand même avouer que les conditions sont faites pour qu’on y soit pas trop non plus (la frontière allemande et ses joies du lupanar burger king ne sont pas loin). Comme vous l’avez constaté au long des posts, on a quand même une équipe et une ambiance bien sympa, et, même si parfois c’est quand même bien dur, je dois avouer que je garde des souvenirs mémorables de crunch-time passés ici, tout comme alex l’a si bien décrit dans son poste mémorable. Et toutes ces heures passés avec des gens comme on en a dans l’équipe, je peux vous dire que ça vous fait oublier le stress! Aaaaaaaaaaah, ces parties endiablées de tennis sur la 360, ces heures passées à écouter de la musique des années 80…
Il faut aussi que je vous avoue que je fais partie de ces gens (cons, il faut l’avouer) qui, tout comme alex, prennent leur pieds avec des échéances de porcs! (gruik-gruik). Alors j’en avais parlé avec d’autres personnes, visiblement, c’est bien que quand on est jeunes. Je veux bien croire les ancêtres sur ce point, je me vois effectivement mal vivre comme ça toute ma vie. Maintenant, bien que je n’ai plus 20 ans, je reste encore relativement jeune, et cette petite dose de stress, je dois dire que je l’estime un peu nécessaire. Comme le disait Joel : « C’est bien souvent dans des périodes de stress qu’on est le plus efficace. » Quel saint homme ce Joël. Il a la parole divine et le regard petillant à la vue d’un poulet. Je suis d’accord avec lui, et je vais donc conclure sur cette maxime, non sans oublier de demander votre avis sur la chose, vos expériences, etc.
Bon sinon, le debuggage de Zoé avance, on est toujours en train de chasser les bugs à la sulfateuse, dans les tranchées, comme le prouve la photo jointe.
Mes autres collègues, que la grâce leur soit accordée, parce qu’il faut le dire, on déchire grave.














Ne regardez pas le tableau sur la photo.
Ton pharmacien n’aurait pas deviner que tu es à l’informatique grâce à la combinaison oeil qui saute + stress ? (du genre l’oeil qui saute vient du travail fait en fixant l’ecran pendant plusieurs heures).
(conseil santé: regarder au loin toutes les deux heures … bon dans la pratique on voit pas les deux heures passées ….
)
Pour le tableau, pas mal le character design, c’est pour un futur FPS ?
Eh Joël, t’as eu un email de Christophe Kohler, pense à lui répondre !
Pour ceux qui ont pas compris la blague sur le mail de Joel, L’inspecteur Briere explique qu’il faut zoomer sur la photo pour voir ce detail sur l’ecran de gauche au premier plan. Il s’agit de l’ecran de Joel. Puisque nous en sommes au zoom sur la photo, il y a plusieurs points a signaler :
– Sacha achète ses livre a France loisir,
– Zoé n’est pas entierement buggué : la compilation sur l’ecran de droite a l’air de bien se passer à moins qu’il ne s’agiseent d’ine capture d’écran mise en wallpaper…
– Joel est absent de la photo car visiblement il est reparti se chercher un sandwitch car le premier n’a pas suffit. (non il n’est pas en train de prendre la photo)
Et Sacha est dessiné sur le tableau …
engeance, pandémie,un vocabulaire qui ne figure pas dans le B.D que tu as en livres de chevet…Tu enrichis ton vocabulaire. N’étant pas dans la partie, je suis d’accord avec une dose de stress qui permet à tous de se sublimer. Et c’est dans ces conditions que Zoé ouvrira ses yeux dans le monde des humains, à moins qu’elle connaisse aussi le syndrome des yeux qui sautent. Bon courage à toi et à toute l’équipe.
Les situations de crises permettent aux hommes (et aux femmes) de se surpasser.
J’aime aussi travailler dans l’urgence (pas la série daubique hein)…
Nice article sinon tu raux!